Les meilleurs restaurants gastronomiques à Montréal
Menus dégustation, chefs primés et produits du Québec : notre sélection des meilleures tables gastronomiques de Montréal pour une grande occasion.
Le sushi à Montréal a longtemps été une affaire de rouleaux californiens. Ce temps est révolu : la ville compte aujourd'hui des comptoirs omakase où le chef sert pièce par pièce, des izakayas de quartier et des tables japonaises qui importent leur poisson directement du marché de Toyosu.
Notre sélection va de l'expérience gastronomique au sushi du mardi soir, avec pour chaque adresse le quartier, le budget et l'ambiance. Toutes ont en commun un poisson irréprochable et un riz travaillé avec soin.
Sushi Nishinokaze tient un comptoir de huit places sur le boulevard Saint-Laurent, dans le Mile End, derrière un noren bleu.
Vincent Gee, formé au Nishiazabu Sushi Shin de Tokyo, y sert un omakase edomae d'une vingtaine de services. Le poisson vient du Japon plusieurs fois par semaine, complété par la crevette de Matane, le pétoncle des Îles et le thon rouge. Le shari, riz cultivé sans pesticide, cuit dans un hagama de fonte avant chaque service et s'assaisonne au vinaigre rouge artisanal.
La salle, dessinée par Justin Nguyen et Taichi Kuma, marie frêne d'ici et hinoki japonais. Les céramiques servies à table changent chaque mois. Deux services par soir, réservation payée d'avance.
Chaque adresse de cette page vient de la base de lieux UGO : des fiches rédigées par notre équipe, vérifiées sur place ou auprès de l’établissement, et mises à jour quand un lieu change de main ou de carte. Les choix UGO, nos coups de cœur, ouvrent le classement. Aucune place n’est achetée.
Un menu dégustation laissé à la discrétion du chef, servi au comptoir pièce par pièce. Il faut compter de 90 $ à 250 $ par personne selon l'adresse.
Les comptoirs de quartier de cette liste servent des assortiments autour de 25 $ à 40 $ par personne, souvent sans réservation.
Oui, souvent plusieurs semaines à l'avance : les comptoirs comptent rarement plus de dix places.
Si le cru n'est pas au programme, nos meilleurs restaurants gastronomiques de Montréal proposent d'autres façons de célébrer.
UGO IA combine ces adresses avec vos envies, l’heure et la météo pour composer votre sortie.
Quand Kimio Nguyen ouvre le premier Mikado sur Saint-Denis en 1988, il devient le premier restaurateur non japonais de Montréal à miser sur le sushi — un pari alors saugrenu. L'adresse de Laurier Ouest, lancée l'année suivante puis déménagée dans un local plus vaste, reste la plus imposante des trois : environ 120 places, un comptoir de 16 tabourets et un décor signé Jean-Pierre Viau où le bois domine et où la lumière du jour entre à flots par les baies vitrées. La carte, toujours dessinée par Kimio, alterne les classiques irréprochables — sashimis, nigiris, tempuras, sobas, teriyakis — et des créations traversées d'un accent vietnamien, comme le maki Miss Saigon ou le thon royal. Ce n'est pas la maison la plus orthodoxe de la ville et elle ne le revendique pas : on y vient pour la constance, les sauces maison et une salle assez grande pour qu'on s'y entende parler. Trente-cinq ans plus tard, Mikado tient toujours le rôle d'institution du sushi montréalais.
Momo par Christian Ventura — né Sushi Momo en décembre 2014 — est le premier restaurant de sushis entièrement végétaliens au pays. Le chef mexicain Christian Manuel Ventura Alatorre, converti à la cuisine végétale après des débuts avec un menu mixte sur la rue Duluth, y réinvente le sushi sans une once de poisson : pleurotes frits, ail noir, avocat, oshinko, sauces truffe ou basilic, et son fameux Krispy rice, un riz frit croustillant surmonté d'avocat et d'ail noir. Installée rue Saint-Denis face au carré Saint-Louis, la salle d'environ 70 couverts, tout en briques, bois et verdure, place la cuisine en plein centre, avec une carte de vins nature et biologiques en accompagnement. Régulièrement cité parmi les meilleurs sushis de Montréal — véganes ou non —, Momo est devenu le vaisseau amiral d'un petit empire végétal qui compte le comptoir pour emporter Komomo, à deux pas, ainsi que Casa Kaizen et Nopalito sur le Plateau.
Clin d'œil spirituel au mythique Sata Sushi qui avait jadis électrisé Hochelaga, Tamisé est le projet de Tania Morrison, designer d'intérieur à l'origine de Motel Ontario et Ratafia, aujourd'hui copropriétaire et souvent présente derrière la torche en cuisine.
Avec ses associés Michael Galvao et Stéphanie Gagné, elle a ouvert en 2025 un sushi de quartier à la fois accessible et soigné, au 4721 Sainte-Catherine Est. Le décor signé LOVACO crée une atmosphère feutrée et inclusive, avec éclairages doux et matières nobles dont des assiettes en pierre de granite de Matière Bussière.
La signature du menu : des sushis flambés à la torche, un soya à l'ail noir d'importation privée, des tartares fondants, des makis véganes et un futomaki neige. La carte des sakés et vins en importation privée, complétée par des mocktails Apéro à Zéro et des alcools québécois, fait de Tamisé une adresse autant pour l'apéro que pour le repas.
Ryú — « dragon » en japonais — s'est posé à l'angle de Sainte-Catherine Ouest en août 2018 pour rapprocher le groupe de sa clientèle de Westmount. Les 48 places ont été dessinées par Ménard Dworkind, à qui l'on doit aussi Blossom et Red Tiger : banquette sinueuse le long des baies vitrées, fauteuils pivotants cubistes au comptoir, boiseries chaudes et luminaires de métal. La cuisine s'appuie sur une règle vérifiable plutôt que sur un slogan : 100 % du poisson est certifié Ocean Wise, une bonne part arrive du marché Toyosu de Tokyo, et le menu indique la provenance de chaque espèce. On y vient d'abord pour des nigiris et des sashimis taillés à la tokyoïte — peu de friture ici, la tempura étant une importation nord-américaine — mais aussi pour des makis pensés pour le palais montréalais et des pokés soignés. Côté verre, sakés en importation privée et cinq cocktails signatures qui changent au gré de l'inspiration.
Ouvert à l'été 2024 dans le Quartier international, Nama tient deux propositions sous un même toit : une salle à la carte franco-japonaise et un comptoir où le chef propriétaire GaCong Ruan mène un omakase d'une seizaine de services sous vos yeux. Autodidacte, formé au service par ses parents restaurateurs avant de passer par Maïko et Tori, il s'est associé au groupe Carma Hospitality et au chef exécutif Michael Ho — finaliste des Chefs ! en 2023, stagiaire chez Paul Bocuse, quatre ans à la Maison Boulud. Le décor de Guillaume Ménard laisse la brique et les colonnes de pierre à nu, ce qui donne au repas un ton feutré plutôt que solennel. Techniques japonaises, écarts français assumés : l'otoro fond, et le plat végétarien d'aubergine rivalise avec les poissons. C'est un omakase moins protocolaire — et nettement moins cher — que ceux de la rue de la Montagne, sans rien céder sur la précision.
Chez Okeya Kyujiro, le repas commence à la seconde près : les lumières baissent, la musique monte, un rideau noir se lève sur la cuisine. Ouverte en janvier 2021 rue de la Montagne, l'antenne montréalaise de la maison — dont la succursale de Vancouver est étoilée au Michelin — a été le premier omakase sur réservation uniquement de la ville, ancré dans la tradition Edomae. Le menu, une vingtaine de services et davantage, enchaîne chawanmushi, tempura, nigiris d'otoro et d'uni d'Hokkaido, ponctués de démonstrations de sasagiri, l'art de tailler la feuille de bambou. Tout est chorégraphié, du choix de la vaisselle à la cérémonie du thé finale, et l'essentiel du poisson arrive du Japon. Le Guide Michelin a inscrit l'adresse parmi ses recommandations québécoises en 2025 ; comptez 335 $ le soir et 180 $ le midi, avant taxes et service.