Les meilleurs bars à cocktails à Montréal
Bars d'hôtel, comptoirs de quartier et adresses primées : notre sélection des meilleurs bars à cocktails de Montréal, avec ambiance, quartier et budget.
Derrière une porte de frigo, au fond d'un dépanneur ou sous une enseigne de barbier, Montréal cache quelques-uns de ses meilleurs bars. L'esprit speakeasy y est pris au sérieux : cocktails d'auteur, éclairage tamisé et une capacité réduite qui garantit la conversation.
Nous vous donnons les adresses et, sans tout dévoiler, la façon d'y entrer. Pour chaque bar, le quartier, l'ambiance et le budget, avec un lien vers la fiche pour vérifier les horaires.
Cloakroom se cache derrière Maison Cloakroom, un atelier de tailleur pour hommes installé dans une demeure de la fin du XIXe siècle, rue de la Montagne.
On pousse un panneau de bois, on suit un couloir sombre tapissé de portraits, et vingt-cinq places apparaissent. Il n'y a pas de carte : le barman demande ce qui vous tente, un alcool, un profil, une humeur, puis construit le verre. Andrew Whibley a bâti la maison sur cet exercice depuis 2015, avec une réserve de spiritueux anciens, des amers et des liqueurs faits sur place, des teintures distillées à basse température et de la glace taillée à la main.
Pas de réservation, pas de groupe de plus de six. Aux heures tardives, la file s'allonge devant la boutique.
Chaque adresse de cette page vient de la base de lieux UGO : des fiches rédigées par notre équipe, vérifiées sur place ou auprès de l’établissement, et mises à jour quand un lieu change de main ou de carte. Les choix UGO, nos coups de cœur, ouvrent le classement. Aucune place n’est achetée.
Chaque bar a son rituel : une porte non signalée, un mot de passe ou une réservation obligatoire. La fiche de chaque lieu donne les indices utiles.
Fortement recommandé : la plupart comptent moins de 40 places et affichent complet le week-end.
Comptez entre 16 $ et 24 $ pour un cocktail signature.
Si vous préférez la lumière du jour et la vue, nos meilleurs rooftops de Montréal sont la suite logique.
UGO IA combine ces adresses avec vos envies, l’heure et la météo pour composer votre sortie.
Aucune enseigne, une porte quelconque au coin de Saint-Laurent et Rachel : le bar a ouvert en décembre 2011 sans jamais afficher son nom, et le bouche-à-oreille a fait le reste.
Passé le rideau, un long comptoir en U serpente dans la pénombre. Des centaines de bougies alignées tiennent lieu d'éclairage, des bouteilles de whisky vidées descendent du plafond en luminaires, et de lourdes tentures coupent le bruit du boulevard.
On y boit des classiques faits sans hâte, des sakés, des vins de prune et des whiskies japonais. Rien n'y est fait pour la lumière, et la conversation y passe avant la musique.
Gokudo, du japonais « un chemin, une destinée », est le speakeasy japonais le mieux gardé de Montréal. Caché derrière Ryoshi, une minuscule cabane de pêcheur de six places installée au 630 Cathcart, le bar se révèle après le rideau noir : murs de bois sombres, banquettes feutrées, lumières de bougie, bibliothèque et une imposante murale de tigre qui incarne le credo de la maison, courage, force, caractère.
La carte de cocktails artisanaux s'inspire directement de la philosophie japonaise du bar : peu d'ingrédients, technique irréprochable, équilibre. Le Hōjō Masako (gin, saké dry, nori, kalamansi, sel de l'Himalaya) et le Bunshin (whisky rye, poivre de Sichuan, verre fumé au cèdre) en sont les signatures.
Une sélection pointue de sakés importés, de whiskys japonais Nikka et Suntory, et d'umeshu complète l'expérience. Conçu par Yann Levy et ses associés (Escondite, Biiru, Koa Lua), Gokudo est une adresse pour date night ou soirée hors du temps.
Premier bar speakeasy de Montréal à adresse secrète, Le 4e Mur se dissimule derrière une façade d'agence de détectives privés rue Saint-Denis. L'adresse n'est révélée qu'aux abonnés de la gazette.
Le concept est total : 18 cocktails originaux construits autour d'une enquête de meurtre et mystère renouvelée, chaque verre livrant un indice pour identifier le coupable. Le décor plonge dans les années 1920, avec affiches de recherche d'Al Capone et Bonnie & Clyde, fontaines à absinthe, lumière tamisée et musique jazzy calibrée au décibel près.
Le jeudi soir, un musicien joue en live ; mardi et samedi, un show burlesque anime la salle. Cocktails audacieux (bourbon, scotch Lagavulin, sirop de popcorn, meringue banane maison), planches de charcuteries, foie gras et vins d'importation privée complètent l'expérience. Intimiste, ludique et méticuleusement soigné.
Caché au cœur du Vieux-Montréal derrière une porte noire discrète, The Coldroom est un speakeasy logé dans un entrepôt frigorifique du XIXe siècle, bâti en 1877 par Côme-Séraphin Cherrier et doté d'un système de réfrigération historique.
On sonne une cloche pour entrer, on descend un escalier de pierre, et on se retrouve dans une cave à cocktails intimiste où règnent les classiques bien exécutés et une impressionnante sélection de whiskies.
L'identité du lieu, symbolisée par un canard de caoutchouc, s'inspire de la légendaire « Rubber Duck Squad » des années 70, une unité policière montréalaise dédiée à assainir la vie nocturne du Vieux-Port. Membre du Northern Hospitality Group, The Coldroom cultive une éthique d'accueil chaleureuse et une ambiance secrète qui en font l'une des adresses les plus emblématiques de la scène cocktail montréalaise.
Cinq cents bouteilles de whisky derrière le comptoir, une fontaine à absinthe, et un escalier étroit du boulevard Saint-Laurent pour y monter.
Le Bootlegger emprunte son nom aux contrebandiers d'alcool de la prohibition américaine et tient le personnage : lumière de chandelle, banquettes de velours, mobilier chiné. Scotch, bourbon, rye, whiskies irlandais et japonais se boivent au verre ou en dégustation, l'absinthe se sert avec son rituel, et les cocktails sortent de l'équipe, sirops faits maison compris.
La salle tient aussi lieu de scène. Jazz, blues, swing, hip-hop, humour, soirées de dégustation : la programmation tourne toute la semaine, cuisine ouverte tard.