Les meilleurs burgers à Montréal
Smash burgers, classiques de casse-croûte et versions gastronomiques : les meilleurs burgers de Montréal, quartier par quartier.
Le Québec compte plus de 300 microbrasseries, et Montréal en abrite les plus influentes. Elles brassent sur place, changent leurs lignes chaque semaine et ont fait de la bière artisanale une culture de quartier, avec terrasse, planches et concerts.
Voici les brasseries où l'on boit le mieux en ville, des pionnières du Plateau aux nouvelles adresses de Rosemont et de Verdun. Pour chacune, le style de bière, l'ambiance et le quartier.
Ouvert le 11 septembre 1998 au 29, avenue Laurier Ouest par Jean-François Gravel et Stéphane Ostiguy, qui ont littéralement creusé le sous-sol à la pelle pour y loger leur salle de brassage, le Dieu du Ciel! est devenu en un quart de siècle l'une des brasseries artisanales les plus respectées au monde.
La maison est célèbre pour sa Péché Mortel, un stout impérial au café à 9,5 %, classé dès 2003 dans le Top 50 mondial sur RateBeer et décliné chaque année en versions vieillies en fût de bourbon. Sur les tireuses, une vingtaine de bières défilent et changent sans cesse : la Rosée d'Hibiscus rose fluo aux fleurs d'hibiscus, la Moralité et son profil d'IPA américaine pleine d'agrumes, la Corne du Diable à l'anglaise, la Solstice d'Hiver d'orge, plus quelques cask ales tirées à la main.
Le brouepub s'est agrandi et modernisé sans se dénaturer : cuves de brassage en vue, salle chaleureuse de planches et de briques, terrasse estivale convoitée sur Laurier, menu de pub travaillé (poutine, nachos, tartare, plats à partager) pensé pour épouser les verres. La brasserie-mère de Saint-Jérôme, ouverte en 2008, embouteille désormais la production exportée ; le Mile End reste, lui, le pèlerinage obligé des bièrophiles de passage à Montréal.
Chaque adresse de cette page vient de la base de lieux UGO : des fiches rédigées par notre équipe, vérifiées sur place ou auprès de l’établissement, et mises à jour quand un lieu change de main ou de carte. Les choix UGO, nos coups de cœur, ouvrent le classement. Aucune place n’est achetée.
Les pionnières remontent aux années 1990 sur le Plateau et dans le Quartier latin ; plusieurs figurent dans cette sélection.
La plupart servent au minimum des planches et des sandwichs ; quelques-unes ont une vraie cuisine de restaurant.
Comptez entre 8 $ et 11 $ pour une pinte de bière artisanale brassée sur place.
Une pinte appelle un burger ou une pizza : nos sélections des meilleurs burgers et des meilleures pizzerias de Montréal complètent la soirée.
UGO IA combine ces adresses avec vos envies, l’heure et la météo pour composer votre sortie.
Première microbrasserie d'Hochelaga-Maisonneuve, L'Espace Public se revendique avant tout comme un deuxième salon de quartier : un lieu de rassemblement sans prétention où l'on vient chercher la bière du voisin, la discussion du coin d'rue et l'énergie d'un pub anglais relocalisé à l'est de la ville.
L'équipe des Brasseurs de quartier, reconnaissable à son emblème-pigeon imaginé par l'agence Écorce, s'est bâti une réputation solide avec ses bières sures ultra-accessibles : la Bière de balcon à la framboise, la Bière de ruelle d'inspiration Berliner Weisse et la Bière de coin d'rue, toutes fraîches, peu alcoolisées et dessinées pour faire aimer le style à ceux qui l'ignoraient. À côté, une gamme « pas sures » rassembleuse (Kölschlaga, IPA houblonnées comme l'Attaque Galactique ou la Trempette Tropicale, farmhouses aux friches urbaines brassées avec Miel Montréal) complète un tableau toujours changeant.
Depuis 2020, les opérations ont migré dans une ancienne usine à trophées de la rue Letourneux, où un salon de dégustation taillé comme un beer garden berlinois (mur de brique, tables de pique-nique, bar central, cuves visibles) prolonge l'adresse originelle de la rue Ontario. Prix doux, expos, événements communautaires, bières en canette pour emporter à la maison : c'est la microbrasserie de quartier qui tient son rôle d'espace public au pied de la lettre.
Ouverte en 2014 au 1039 Beaubien Est par cinq amis, l'Isle de Garde s'est imposée comme l'un des bars à bières les plus fins de Montréal. Derrière le projet : Matthieu Gauthier et Marc-Aurèle Lussier (Café du Nouveau Monde), Michaël Ruel (Saint-Bock), Simon Chantal et le brasseur Olivier Dupras.
Dupras, épaulé par Isaël Dagenais (ex-Dieu du Ciel !, Cheval Blanc), s'est spécialisé dans les traditions européennes auxquelles les microbrasseries québécoises touchent rarement : Weissbier bavaroise, Světlý Výčepní tchèque, Lagerbier allemande, Bitter anglaise tirée en cask, auxquelles s'ajoutent bières sûres et houblonnées de haute précision.
Les deux salles jumelles (bois brut, métal, long comptoir, lumière tamisée le soir) alignent une vingtaine de fûts en rotation constante, complétés par une carte soignée de vins nature, sakés, cidres et whiskies d'importation privée. La cuisine suit : burger vieilli 40 jours de la Boucherie Le Marchand du Bourg, menu saisonnier court mais juste, considéré parmi les meilleures tables de bar de la ville.
Dix ans après son ouverture, l'adresse reste un repère de quartier où les habitués saluent les serveurs par leur prénom et où la terrasse estivale se remplit dès midi. Un modèle de la scène brassicole montréalaise contemporaine.
Adossée aux anciens entrepôts industriels de la rue Saint-Patrick, à un jet de pierre du canal de Lachine, Memento occupe 220 places réparties sur deux étages et cinq sections distinctes, plus une terrasse-chapiteau de 100 places donnant sur l'eau. Rattachée au groupe A/Maze Entertainment, la maison assume son esthétique : culture geek, dessins animés rétro, jeux vidéo et bandes dessinées éclaboussent les murs, le mobilier et les étiquettes de bière.
L'équipe brassicole signe sur place une gamme large : pilsners nettes, ales funky, et surtout la fierté de la brasserie, des bières vieillies en fût qui gagnent en profondeur au fil des mois en barriques. Les activités sont gratuites et intégrales au concept : ping-pong, baby-foot, fléchettes, arcades rétro et jeux de société partagés librement, soirées thématiques et tournois réguliers.
En cuisine, l'approche est décomplexée et généreuse : grilled cheese fondants, hot-dogs revisités, poutines, burgers, planches de charcuteries et fromages, et depuis peu un brunch du week-end autour de gaufres signature salées et sucrées. Chiens bienvenus sur la terrasse, rez-de-chaussée accessible, capacité pour groupes de 20 à 200 personnes : l'une des adresses les plus polyvalentes de la scène brassicole du Sud-Ouest.
Fondée en août 2019 par les musiciens-entrepreneurs Marc-André Filion (La Carabine), Sébastien Chaput (Ion Dissonance) et Vincent Ménard (The Last Felony), Messorem Bracitorium, « la brasserie de la faucheuse » en latin, occupe une ancienne usine aux plafonds vertigineux le long du canal de Lachine, à l'angle des rues Pitt et Saint-Patrick.
Le brasseur Vincent, formé chez Auval, Pit Caribou et Les Trois Mousquetaires, y conçoit des IPA et DIPA houblonnées à la main lourde dans l'esprit d'Other Half ou de Hudson Valley, aux côtés des Petits jus de mort, ces smoothie sours gorgés de purée de fruits qui ont fait la renommée de la maison.
Le taproom industriel à la signature graphique soignée (l'affiche est l'œuvre de Marc-André, rappeur nommé à l'ADISQ) ouvre sur l'une des plus vastes terrasses de Montréal : 250 places parsemées de fresques signées Make Noize, LeBicar et Shepard Fairey. Les cyclistes y font halte après la piste du canal, les familles s'y attablent autour des smash burgers et poutines de chez Mitch Deli, tandis que les connaisseurs viennent pour les raretés vieillies en foudre de chêne français et en barriques de bourbon. Une adresse incontournable du Sud-Ouest pour qui cherche l'une des meilleures bières artisanales brassées en ville.
Ouvert en mai 2021 au 7141, rue Saint-André par David Goudreau et Alexandre Pontbriand, deux amis d'enfance passés par les agences de pub avant de basculer dans la bière, Mellön est l'une des microbrasseries de quartier les plus pointues de Rosemont-La Petite-Patrie. Le nom, emprunté à l'elfique de Tolkien (« parlez, ami, et entrez »), résume l'ambition du lieu : un taproom lumineux et minimaliste, inspiré des brasseries torontoises comme Bellwoods, où les longues tables à pique-nique et les grandes fenêtres sur la rue invitent à s'attarder.
Alexandre, formé à l'Institut Brassicole du Québec puis rodé chez Avant-Garde, Beauregard et Saint-Houblon, s'est fait une spécialité des bières de soif autour de 5 % : pilsners d'inspiration tchèque toutes-Saaz, Helles munichoises longuement lagerisées, pils italiennes en houblonnage à froid, saisons et IPA sèches. Une nouvelle sortie arrive presque toutes les deux semaines, doublée d'un programme parallèle de bières sures en foudre et de vieillissements en barriques.
Huit lignes de fût en rotation constante, des canettes à emporter, une petite terrasse l'été et une offre de bouffe limitée aux snacks : on vient ici pour la bière, d'abord et avant tout, et pour la rigueur technique avec laquelle elle est faite.
Ouvert le 17 mai 2016 au 951, rue Rachel Est, dans l'ancien local du bar Les Pas Sages à un coin de rue de La Banquise, le Pub Pit Caribou est la vitrine montréalaise de la microbrasserie gaspésienne fondée en 2007 à L'Anse-à-Beaufils par Francis Joncas et Benoît Couillard. Baptisée d'après un personnage ivrogne des Belles Histoires des Pays d'en haut, la maison brasse aujourd'hui plus de 550 000 litres par année et a imposé son pêcheur pipe au bec dans les frigos du Québec.
Sur Rachel, une dizaine de fûts signés maison défilent en rotation (IPA américaine des Appalaches, Session IPA de Lesseps, Sticke Alt fumée, berlinoise, porter), complétés de cinq à six lignes invitées d'autres microbrasseries de l'Est-du-Québec, introuvables ailleurs en ville.
Côté cuisine, le principe tient en trois mots : Gaspésie en assiette. Planchettes de rillettes de truite, hareng mariné, saumon fumé, fromages de l'Est, poutine portugaise réputée meilleure que chez la voisine d'en face, et tap takeovers mensuels pour découvrir les amis brasseurs. Décor marin stylisé, lignes épurées, ambiance de chalet du bas du fleuve transplanté sur le Plateau : une adresse pour ceux qui veulent goûter la péninsule sans faire les douze heures de route.