Les meilleurs cafés à Montréal
Torréfacteurs locaux, espresso bars et cafés de spécialité : les meilleurs cafés de Montréal pour un vrai bon café, du Mile End à Griffintown.
Montréal doit beaucoup à ses pâtissiers. Formés à Paris, à Lyon ou à l'ITHQ, ils ont installé dans chaque quartier des vitrines où le croissant est feuilleté à la main et où les entremets changent avec les saisons.
Nous avons sélectionné les maisons qui tiennent la distance, année après année, ainsi que les nouvelles adresses qui bousculent les codes. Pour chacune, la spécialité à ne pas manquer et le quartier.
Stéphanie Labelle a choisi le nom Rhubarbe pour l'acidité, le peu de sucre et la couleur rose — un programme qui résume assez bien sa pâtisserie. Formée à l'ITHQ, passée par Les Chocolats de Chloé, puis par les cuisines de Pierre Hermé à Paris et le club privé 357C aux côtés de Bertrand Bazin, elle ouvre son premier comptoir rue De Lanaudière en octobre 2010 avant de tenir l'avenue Laurier Est pendant quinze ans. En juillet 2025, la boutique ferme et Rhubarbe se réinvente : atelier de production rue Charlevoix, à deux pas du marché Atwater, commandes en ligne et cueillette le samedi matin. La signature n'a pas bougé — tarte au citron sur sablé breton coiffée d'une meringue italienne, millefeuille caramélisé à la chantilly vanille-caramel, panna cottas, kouign-amann, confitures et caramels maison. Moins accessible qu'avant, toujours parmi ce qui se fait de plus précis en pâtisserie à Montréal.
Mélilot s'est glissé sur Laurier Ouest comme s'il y avait toujours été, ce qui s'explique : le trio derrière la boutique — Aurélien Kerzerho (Maison Boulud, Rosélys), Vincent Gagnon-Boisvert (Leméac, Henrietta) et Clémence Corbière (Candide) — cumule des décennies de restauration montréalaise. Breton d'origine, Kerzerho travaille une pâtisserie précise et végétale au sens propre : ses créations sont traversées de notes florales et herbacées, à commencer par le mélilot, cette petite plante sauvage du Québec au parfum d'amande et de vanille qui donne son nom à la maison et sa tarte signature. Éclairs, Paris-Brest, kouign-amann et cannelés se déclinent en format individuel ou à partager (4 à 6 personnes). Quelques options salées au midi, un espresso soigné et une terrasse bien exposée l'été. En 2025, l'équipe a ouvert l'Atelier Mélilot, une crèmerie artisanale sur Querbes.
Chaque adresse de cette page vient de la base de lieux UGO : des fiches rédigées par notre équipe, vérifiées sur place ou auprès de l’établissement, et mises à jour quand un lieu change de main ou de carte. Les choix UGO, nos coups de cœur, ouvrent le classement. Aucune place n’est achetée.
Plusieurs maisons de cette liste sont tenues par des pâtissiers formés en France ; le classement met en tête les choix UGO et les adresses les plus documentées.
Le matin, avant 10 h, pour les viennoiseries encore tièdes. Les entremets sont disponibles toute la journée, jusqu'à rupture.
Comptez entre 3,50 $ et 5 $ pour un croissant au beurre dans les pâtisseries artisanales.
Une pâtisserie se déguste mieux avec un bon café : retrouvez nos meilleurs cafés de Montréal, souvent à quelques portes de ces vitrines.
UGO IA combine ces adresses avec vos envies, l’heure et la météo pour composer votre sortie.
Derrière une devanture modeste de la rue Ontario Est se cache la vitrine la plus léchée du quartier : les petits gâteaux de Christian Campos y sont alignés comme des bijoux sous verre. Nommé chef pâtissier de l'année en 2015 et 2016 par la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec, il a bâti son métier chez Pâtisserie de Gascogne, au Fairmont Le Reine Elizabeth et à la Maison Boulud du Ritz-Carlton avant de lancer sa boutique le 6 mai 2021 dans le Nouveau-Rosemont, puis de la déménager au centre-ville en 2023. Le choix se fait à contrecœur : tarte citron-yuzu, sa version du Paris-Brest, pistache-framboise, ou le chocolat Evocao au caramel de banane et lime. Le chocolat est travaillé maison, les croissants tiennent la route, et l'espace minimaliste laisse toute la place à la vitrine. Une adresse de technicien, pour qui aime la pâtisserie française élaborée.
Ouverte en juin 2021 au coin Saint-Denis et Mont-Royal, la pâtisserie de Zébulon Vézina et de sa sœur Alice est 100 % végétale — et ne le crie pas sur les toits, parce que le résultat n'a rien à envier au beurre. Diplômé de l'ITHQ, passé par les cuisines d'Helena Loureiro, par la pâtisserie Rhubarbe de Stéphanie Labelle et par un stage chez Christophe Michalak à Paris, il remplace crème et œufs par des huiles, du beurre de cacao, du chia, du lin et de la compote de pomme. Le cheesecake exotique sans gluten (fruit de la passion, coco, mangue), la tartelette au yuzu et l'entremets chocolat-tonka-pacanes sont devenus des classiques. Depuis le déménagement au 4001 Saint-Denis, l'espace a presque triplé : décor lumineux et minimaliste, cuisine ouverte, piano, volet boulangerie et sandwichs sur pain batbout à midi. On y entre à 7 h pour un café et on repart avec une boîte.
Hof Sucrée est le versant sucré de Hof Kelsten : le maître boulanger Jeffrey Finkelstein et sa collaboratrice de longue date, la cheffe pâtissière Suyin Wong, ont ouvert au printemps 2024 au rez-de-chaussée du 400 Atlantic, à Outremont. Sid Lee Architecture a signé une salle plus douce et plus rose que la maison mère — « j'aime ce que Jeff a fait chez Hof Kelsten, je voulais la même chose, mais en rose », résume Suyin. Les viennoiseries sont faites sur place : croissants, babka au chocolat, torsade au zaatar, croissant cheddar-cornichon, biscuits et gâteaux qui changent au fil des semaines. Les pains et baguettes, eux, arrivent toujours du fournil du boulevard Saint-Laurent. Le midi, quelques soupes, salades et sandwichs, dont des classiques de Hof Kelsten qui refont surface à l'occasion.
Ouverte en 1995 sur l'avenue Laurier Est, Fous Desserts est une pâtisserie-chocolaterie européenne qui a pris le virage japonais bien avant la mode. Matcha, thés, poivres et épices s'invitent dans les gâteaux, les flans et les glaces — sésame noir, hojicha — pendant que la chocolaterie, tenue par Carolle De Boisvilliers, aligne des bonbons aux fruits, caramels et pralinés croustillants. Les thés qui accompagnent le tout sont sélectionnés et importés par Hiroko, qui dirige sa propre maison d'importation, Chanoya. Le millefeuille, la chocolatine et le croissant aux amandes restent les valeurs sûres ; le flan à l'érable et la galette des rois à la frangipane rythment le calendrier. Une douzaine de places assises, un décor un peu daté, et une constance de trente ans qui vaut tous les décors.
Depuis plus de cinquante ans, Mahrousé fait les douceurs syriennes de Montréal, et le boulevard de l'Acadie ne laisse rien deviner de ce qui attend derrière la porte : une salle d'inspiration damascène, meubles anciens, mosaïques et fontaine au milieu. Les vitrines s'étirent sur des mètres — baklavas de toutes coupes, knafeh au fromage servi chaud et croustillant, loukoums, maamouls, pâtes d'amande, crèmes glacées à la mastic — et l'équipe fait goûter avant qu'on choisisse. Il y a aussi un versant occidental (gâteaux, chocolats) et une section salée. Les prix restent raisonnables pour la qualité, et l'emballage est pensé pour offrir. On y vient pour une boîte de baklava et on finit assis avec un thé, ce qui est le principe même de la maison.