
Un coin de Saint-Sauveur
Découvrez 14 lieux triés sur le volet dans Saint-Sauveur, au cœur de Saint-Sauveur — restaurants, bars, cafés et adresses qui valent le détour.
Saint-Sauveur est le premier arrêt du Nord, et c'est là que le ski a commencé. Dès 1905, des membres du Montreal Ski Club descendent du train à Shawbridge et traversent les Pays-d'en-Haut à skis, de longues planches attachées au cuir, sans bâtons. En 1913, le village accueille la première compétition internationale de ski jamais tenue au Canada — McGill contre Dartmouth. Le curé Labelle avait promis « des pleins chars de touristes » : ils sont arrivés en trains de neige, chaque fin de semaine des années 1920 et 1930, par milliers.
Le village a gardé cette double nature. La rue Principale s'étire sur quelques centaines de mètres et concentre plus de restaurants, terrasses et boutiques qu'il n'en faudrait pour dix mille habitants — parce que ce n'est pas pour eux qu'elle a été bâtie. Le Sommet Saint-Sauveur, ouvert en 1934, éclaire ses pistes jusqu'à 22 h et revendique la plus longue saison de ski au Québec ; l'été, la montagne devient parc aquatique.
Tout autour, les Pays-d'en-Haut : le parc linéaire du P'tit Train du Nord sur l'ancienne voie ferrée, les lacs de Sainte-Anne-des-Lacs, les factoreries pour les jours de pluie, et cette lumière de fin d'après-midi sur les Laurentides qui explique, mieux qu'un dépliant, pourquoi Montréal monte ici depuis un siècle.
Environ 1 heure par l'autoroute 15 Nord, sortie 60. Les vendredis après-midi d'hiver et les dimanches en fin de journée, comptez le double : c'est le trajet le plus congestionné des Laurentides.
La voiture est nécessaire pour venir et pour rayonner. Sur place, la rue Principale, les factoreries et le pied des pentes se font à pied. Le stationnement au village est payant en haute saison.
Deux pointes : décembre à mars pour le ski, dont le ski de soirée, et juin à août pour le parc aquatique et les terrasses. Septembre et octobre offrent les couleurs et la tranquillité ; avril et novembre sont des entre-deux, plusieurs adresses ferment.
Les restaurants de la rue Principale et les hébergements se remplissent des semaines à l'avance pour les fins de semaine d'hiver et le long congé de l'Action de grâce.
Français partout ; le service en anglais est courant, la clientèle montréalaise et ontarienne étant nombreuse.
Dollar canadien (CAD). Prix affichés hors taxes (environ 15 % de plus à la caisse) et pourboire de 15 à 20 % attendu au restaurant.
911 pour les urgences. L'hôpital régional le plus proche est à Saint-Jérôme, à une vingtaine de minutes au sud.