
Des usines Angus aux ruelles fleuries
Rosemont, c’est le Montréal des familles : duplex en brique aux escaliers tournants, ruelles où sèche le linge l’été, promenade Masson qui fait office de rue principale. Le quartier respire large, avec le Jardin botanique en lisière et des parcs à chaque dizaine de rues. Rien de spectaculaire au premier regard — et c’est justement sa force : une vie de quartier complète, sans décor ni posture.
Rosemont naît du chemin de fer : en 1904, le Canadien Pacifique ouvre les usines Angus, gigantesque complexe où des milliers d’ouvriers construisent locomotives et wagons — et, en temps de guerre, des chars d’assaut. Le promoteur Ucal-Henri Dandurand baptise le quartier en l’honneur de sa mère, Rose. La fermeture des ateliers en 1992 aurait pu tout emporter ; leur reconversion en écoquartier et la vitalité des rues commerçantes ont fait le contraire.