
Ruelles vertes, cafés et vie de famille
Sur Beaubien, les poussettes croisent les vélos cargo et l’odeur du café sort des portes dès huit heures. La Petite-Patrie vit à hauteur de trottoir : ruelles fleuries où jouent les enfants, balcons chargés de plantes, voisins qui s’interpellent. Le marché Jean-Talon aimante les fins de semaine, mais c’est dans les rues résidentielles, calmes et denses à la fois, que le quartier montre son vrai visage.
Le nom vient d’un roman : La Petite Patrie de Claude Jasmin, récit d’enfance publié en 1972 puis adapté en feuilleton télévisé, a fini par baptiser le quartier. Ancien territoire de carrières et d’ouvriers, il s’est bâti autour des paroisses et de la Plaza St-Hubert, dont la marquise abrite les vitrines depuis des décennies. Il détient aujourd’hui un record montréalais discret : celui des ruelles vertes, transformées une à une par les résidents.